Un parcours d’œuvres murales à Palente

La Ville de Besançon porte un travail de mémoire autour son histoire ouvrière, sociale et industrielle.
À travers sa politique culturelle, elle a également la volonté de valoriser et développer l’art en espace public.

Dans ce cadre, elle a sollicité plusieurs artistes pour la réalisation de peintures murales (fresques) visant à mettre en lumière un « combat social » ayant marqué le territoire bisontin.
Ce projet, débuté en 2023, s’inscrit le long de la rue Hector Berlioz dans le quartier de Palente-Orchamps (quartier prioritaire de la politique de la Ville), territoire imprégné de l’ « affaire LIP ».

Rouge Hartley, Contrechamps (2023)

© 53×11.studio – Clément Barré

adresse : 1-4 rue Berlioz

Cette œuvre, peinte à l’occasion du cinquantenaire du conflit de l’usine horlogère LIP, est un hommage aux ouvrières. Le travail a été réalisé à partir d’une photographie collective sur laquelle de nombreuses femmes apparaissent, afin de rappeler leur forte présence aux postes de l’usine, aux actions de la lutte et à la fabrique de la pensée.
Sur l’image d’archive en noir et blanc éclot en couleurs une myriade de fleurs de champs, comme autant de récits individuels ayant marqué ce moment collectif historique.
Photographie d’archive d’origine © Bibliothèque municipale de Besançon, photographie de l’Est Républicain (Bernard Faille), Ph 49157
Note d’intention détaillée rédigé par l’artiste

Rouge Hartley
Depuis 2014, l’artiste française Rouge travaille par collage et fresque dans la ville, parallèlement à une pratique en atelier. Animée par le plaisir de peindre, elle est convaincue par la nécessité d’un art accessible et en prise avec le réel. Le mur, le quartier, comme la toile et le papier, sont les supports d’un art figuratif porteur d’histoires façonnées avec patience, avec une touche de plus en plus assumée. Ses compositions oscillent entre le réel, la fable ou le poème, avec une attention au cadrage héritée de la vidéo.
www.rougehartley.comInstagram

Escif, Le flamenco de la Rhodia (2024)

© Jean-Charles Sexe

adresse : 19 rue Berlioz

L’œuvre retrace l’histoire de la Rhodiacéta et la grève de 1967, en s’inspirant d’une chanson de Colette Magny qui donne son titre à l’œuvre. La fresque mêle mémoire ouvrière et fête populaire. Elle évoque la liberté des fleurs sauvages qui résistent au béton, les mains comme symbole de la classe ouvrière et de la révolution, la grève (avec des images historiques), ainsi que des extraits de la chanson.

Escif
Escif est un artiste urbain et muraliste espagnol de Valence. Il développe un style épuré et narratif, souvent teinté d’humour et de critique sociale. À travers une iconographie simple et des compositions minimalistes, Escif interroge les enjeux politiques, économiques et environnementaux contemporains.
Son travail invite à la réflexion et vise à provoquer une prise de conscience par le public.
Instagram

Vincent SMALL et KMG, Le murmure des forces (2025)

© Clément Barré

adresse : 10 rue Maurice Ravel

Cette œuvre associe deux artistes originaires de Besançon et Dundee (Écosse), deux villes liées par les usines Timex-Kelton et ses mouvements sociaux dans les années 70-80. L’œuvre célèbre la solidarité ouvrière, en mettant en lumière les valeurs de résistance et d’unité, le travail collectif et la mémoire partagée. Elle mêle la conscience des forces individuelles et la puissance du collectif.

Vincent SMALL
L’artiste Bisontin Vincent SMALL joue avec la perception dans l’espace pour créer des expériences sensorielles à travers ses œuvres. Sa démarche repose sur l’utilisation de la couleur, de la transparence et de la superposition, afin de provoquer des interactions sensibles entre l’œuvre et celui qui l’observe.
www.smallstudio.frInstagram

KMG
L’artiste écossaise KMG explore les mutations sociales au sein des communautés locales et leur patrimoine culturel. Son travail s’ancre dans le dialogue avec les habitants et vise à révéler la richesse des identités locales. Ses créations contribuent à renouer avec des histoires oubliées.
www.kmgyeah.comInstagram

Ces fresques ont été réalisé sur des murs d’immeubles appartenant au bailleur Néolia ; les façades ont été mises à disposition gracieusement.

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