L’extension nationale des Espaces Sans Tabac

Depuis le 1er juillet 2025, un nouveau décret gouvernemental (n° 2025-582) renforce la lutte contre le tabagisme en interdisant de fumer dans de nouveaux espaces extérieurs. Cette mesure vise à protéger la population et particulièrement les jeunes, des effets nocifs du tabac.

Fumer est désormais interdit dans :

  • les parcs et jardins publics,
  • les plages (pendant la saison balnéaire),
  • les zones d’attente des voyageurs,
  • les espaces non couverts des bibliothèques,
  • les espaces non couverts des équipements sportifs,
  • ainsi que les abords immédiats (au moins 10 mètres) :
    • des établissements scolaires,
    • des structures accueillant des mineurs,
    • des bibliothèques,
    • des équipements sportifs.

Le non-respect de l’interdiction de fumer, pour le fumeur comme pour le propriétaire des lieux, est passible de sanctions de la 4e classe (135 € si la personne en infraction paie directement à l’agent verbalisateur, ou 375€ si l’amende est majorée, et jusqu’à 750€ devant les tribunaux).

Protéger les jeunes en réduisant la banalisation du tabac

« Voir fumer, incite à fumer ».

Les études sont claires : la simple exposition à la consommation de tabac – dans la rue, les parcs ou les médias – augmente le risque d’initiation, surtout chez les plus jeunes. En limitant les occasions de voir des personnes fumer, on dénormalise la présence du tabac dans l’espace public et on agit pour une génération moins exposée.
C’est un enjeu de santé publique, mais aussi de responsabilité collective : offrir un cadre de vie sans tabac, c’est aider les jeunes à grandir loin d’un produit dont les dangers sont bien connus.

Réduire l’exposition à la fumée et encourager l’arrêt du tabac

Le tabac reste la première cause de mortalité évitable en France avec 75 000 décès chaque année. Le tabagisme passif, lui aussi, représente un risque grave : entre 3 000 et 5 000 personnes meurent prématurément chaque année des suites d’une exposition à la fumée.
Même en extérieur, il n’existe pas de seuil d’exposition sans risque. La fumée contient plus de 4 000 substances chimiques, dont au moins 70 sont cancérogènes.
Les effets sont graves : cancer du poumon, maladies cardiaques, AVC, affections respiratoires, risques accrus pour les enfants… En développant les Espaces Sans Tabac, on protège les non-fumeurs et on encourage les fumeurs à franchir le pas du sevrage.

Préserver notre environnement et lutter contre la pollution

Le tabac, ce n’est pas seulement une question de santé : c’est aussi une pollution environnementale massive. En France, 30 milliards de mégots sont jetés chaque année. Un seul mégot peut à lui seul polluer jusqu’à 500 litres d’eau.
Ces déchets contiennent de nombreuses substances toxiques (nicotine, arsenic, plomb…) et mettent des années à se décomposer, affectant les sols, les nappes phréatiques et la biodiversité.
Généraliser les Espaces Sans Tabac, c’est aussi réduire les déchets, préserver la qualité de l’eau et protéger les écosystèmes.

En savoir plus

L’entrée en vigueur de ce décret s’inscrit pleinement dans la continuité des actions engagées depuis plusieurs années par la Ville de Besançon pour lutter contre le tabagisme et, plus largement, pour garantir un cadre de vie sain à ses habitants. Cet engagement vise tout particulièrement à protéger les plus vulnérables, notamment les enfants, dont la santé et le bien-être sont au cœur des priorités municipales.
Pour renforcer cette dynamique, la Ville porte un message fort et clair : « Leur air, notre responsabilité ». Ce slogan incarne la volonté collective d’agir concrètement afin d’offrir aux jeunes générations un environnement plus sain, en réduisant leur exposition aux polluants et en favorisant des espaces où il fait bon grandir et s’épanouir.

Des initiatives concrètes pour améliorer la qualité de l’air

  • Végétalisation des cours d’écoles et des crèches
    En multipliant les espaces verts et en favorisant la plantation d’arbres et de végétaux, la Ville améliore la qualité de l’air. Ces espaces végétalisés offrent également des îlots de fraicheurs permettant de baisser la température de plusieurs degrés.
  • Sélection rigoureuse des matériaux et équipements
    Les équipements et les matériaux dans les établissements sont choisis pour leur absence de polluants nocifs, garantissant ainsi un environnement sain pour les enfants.
  • Surveillance de la qualité de l’air intérieur
    L’installation obligatoire de capteurs de dioxyde de carbone (CO₂) dans les classes permet d’évaluer en continu la qualité de l’air intérieur et d’appliquer des mesures d’aération.
  • Promotion de la mobilité décarbonée
    La Ville encourage le développement des modes de déplacement doux et décarbonés à proximité notamment des écoles et crèches, limitant ainsi la pollution générée par les véhicules motorisés.

En agissant sur plusieurs leviers, la Ville de Besançon confirme sa volonté d’être un acteur engagé pour la santé publique et la préservation de l’environnement. Ce combat s’inscrit dans une perspective durable, où chaque action contribue à garantir aux Bisontins, d’aujourd’hui et de demain, un cadre de vie sain, sécurisé et respectueux de la nature.

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