Vous êtes ici :
: personnes célèbres

personnes célèbres

Hommes et femmes célèbres

De nombreux hommes et femmes célèbres sont nés, ont vécu ou séjourné à Besançon.
Sont présentés ici ceux dont la notoriété due à leur oeuvre- est nationale ou internationale, et qui ont laissé des souvenirs en notre ville.

Au détour des rues, statues, maisons natales, lieux chargés d'histoire témoignent encore de leur présence.

Honoré de Balzac

(1799-1850)
En 1833, de passage à Besançon, il est reçu chez son ami Charles de Bernard (né à Besançon, 1804-1850), lui aussi écrivain, auteurs de romans et de nouvelles à la mode en France entre 1838 et 1848. Charles de Bernard habite alors rue Saint-Paul (actuelle rue Bersot, arrière-cour du n°49). Son logement inspire la description de l'appartement du héros de Balzac, Albert Savarus, dans le roman du même nom, qui a également pour cadre l'hôtel Pétremand de Valay, construit en 1774 par l'architecte Colombot (19, rue de la Préfecture.

Armand Barthet

(né à Besançon 1820-1874)
Ecrivain, il est l'auteur de la pièce "Le Moineau de Lesbie" jouée par Melle Rachel de 1849 à 1858. Il publie d'autres pièces, des nouvelles, un opéra comique, des poèmes, un roman. Il a fréquenté les salons littéraires de la capitale et était l'effroi des soirées de Victor Hugo.

photo d'Armand Barthet
Armand Barthet

Tristan Bernard

(1866-1947)
Romancier, journaliste humoriste, il s'impose surtout au théâtre. Sa maison natale se trouve au n°23 de la Grande-Rue.

Tristan Bernard
Tristan Bernard

Luc Breton

(né à Besançon 1731-1800)
Sculpteur, il fait carrière en Italie. De retour à Besançon en 1771, il fonde en 1773, avec le peintre suisse Jean Wyrsch, l'école de peinture et de sculpture de la ville. Il est considéré comme le meilleur sculpteur franc-comtois du XVIIIe siècle. Parmi ses uvres à Besançon, on peut admirer ses sculptures de terre cuite au musée des Beaux-Arts et d'Archéologie, une vierge de pitié à l'église Saint-Pierre, les anges adorateurs du maître-autel de la cathédrale Saint-Jean ainsi que le décor de la fontaine des Dames, 8 bis, rue Charles Nodier.

Alexis Godillot

(né à Besançon 1816-1893)
Godillot, nom masculin (de Alexis Godillot, nom de l'inventeur

  1. Ancienne chaussure militaire à tige courte, utilisée jusqu'à la Seconde Guerre mondiale.
  2. Fam. Grosse chaussure de marche.
  3. Fam Parlementaire inconditionnel d'un homme politique ou d'un parti politique.

(Larousse, Grand dictionnaire encyclopédique)

Alexis Guodillot
Alexis Guodillot

Claude Goudimel

(né à Besançon vers 1520-1572)
Musicien, compositeur, il fréquente les cercles humanistes et met en musique plusieurs odes et sonnets du poète Ronsard. Outre des chansons profanes et spirituelles, il compose jusqu'en 1559 des oeuvres qui relèvent de la lithurgie catholique. Gagné à la Réforme, il est l'auteur de la musique des hymnes protestants. Il périt massacré lors de la Saint-Barthélémy.

Nicolas de Granvelle

(1486-1550) et

Antoine de Granvelle

(1517-1586)
Nicolas Perrenot, avocat, devient en 1524 premier conseiller de l'empereur Charles Quint, fonction qui témoigne d'une exceptionnelle réussite sociale et fait de lui l'un des plus puissants personnages de l'époque. Son fils, le cardinal Antoine de Granvelle, lui succède et joue un rôle majeur au service des Habsbourg. Grand homme d'État, mécène et collectionneur, il complète les collections commencées par son père et favorise à Besançon les lettres et les arts. Ces collections enrichissent la bibliothèque d'Étude et de Conservation et le musée des Beaux-Arts et d'Archéologie.

   
Antoine de Granvelle         Nicolas de Granvelle

Claude François Dorothée, marquis de Jouffroy d'Abbans

(1751-1832)
Ingénieur, passionné par la mécanique, il décide d'appliquer à la navigation la machine à vapeur améliorée par Watt. Il conçoit le premier bateau à vapeur ayant effectivement navigué, le Pyroscaphe, et effectue sur le Doubs, en 1776, les premières expériences de navigation à vapeur (ainsi qu'à Lyon sur la Saône). Deux statues à sa mémoire ont été érigées : promenade d'Helvétie et quai Veil Picard.

Jean-Claude Le Michaud d'Arçon

(1733-1800)
Général du génie, il invente en 1792 les batteries flottantes, ouvrages de fortification avancés, qui accroissent la capacité de défense des places fortes. Il vécut à Besançon au n° 84 de la Grande-Rue, dans une maison aujourd'hui disparue.

Louis XIV

(1638-1715)
Le 16 juin 1683, Louis XIV entre dans Besançon, capitale d'une province qu'il a conquise depuis neuf ans déjà. Accompagné de la reine et du dauphin, le roi séjourne dans les appartements du gouverneur de la ville, au palais Granvelle. Au cours de son séjour, il fait une tournée d'inspection à la citadelle alors que la reine visite les couvents. Les souverains repartent le 19 juin.

Jean Mairet

(né à Besançon 1604-1686)
Poète dramatique, précurseur de Corneille, il fait précéder sa tragédie Silvanire (1625) d'une préface qui lui vaut d'être qualifié d'inventeur des règles du théâtre classique.

portrait de Jean Mairet
Jean Mairet

Antoine-François Momoro
(né à Besançon 1755-1794)
Imprimeur, homme politique, il semble être – bien que la paternité de cette formule ait soulevé de nombreuses controverses- l'auteur de la devise « Liberté, Égalité, Indivisibilité ou la mort », qui devient en 1848 « Liberté, Égalité, Fraternité », devise de la République Française.

Pierre Étienne Monnot
(1657-1733)
Sculpteur, il vécut surtout à Rome, où il réalise en 1697 l'oeuvre qui consacre sa réputation, le tombeau d'Innocent XI à la basilique Saint-Pierre. Ses oeuvres se trouvent en Italie, en Espagne, en Allemagne... mais sa région d'origine compte peu de traces de ses travaux.

Pierre Joseph Proudhon

(né à Besançon 1809-1865)
Il est l'auteur des théories socialistes mondialement connues. Sa maison natale se trouve au n° 23 de la rue du Petit-Battant. Une statue à sa mémoire est érigée rue Sarrail . Sa correspondance est conservée à la bibliothèque d'Etude et de Conservation.

Portrait de Pierre Joseph Proudhon
Pierre Joseph Proudhon

Sébastien Le Prestre de Vauban

(1633-1707)
Ingénieur du roi, il établit à partir de 1668 le premier système entier et logique de défense des frontières françaises, terrestres et maritimes.Travaillant sur les procédés d'attaque, il instaure dès 1673 une méthode de siège qui reste en usage pendant deux siècles.Commissaire général des fortifications, il est à l'origine de l'aménagement de plus d'une centaine de places fortes et de la construction d'une trentaine d'enceintes nouvelles et de citadelles. Lors de la prmière conquête française en 1668, il est chargé par Louis XIV de réorganiser la place forte de Besançon. Il fait alors prévaloir son projet de fortifier la colline Saint-Etienne et dessine les plans de la future citadelle. Puis le traité d'Aix-la-Chapelle restitue la France-Comté aux Espagnols. Ceux-ci mettent à exécution les plans de Vauban. Après la reconquête de 1674, Vauban, dans un premier temps, de 1674 à 1688, remanie et renforce considérablement la citadelle. Puis, sur la rive droite du Doubs, il construit , des Arènes à Battant, une énorme muraille haute de 10 mètres. Trois bastions gardent chacun une des trois portes d'Arènes, de Charmont et de Battant. L'ensemble est dominé par le fort Griffon, et un fossé, large et profond, creusé devant la muraille, abrite trois demi-lunes qui gardent les routes partant des trois portes. Les portes sont maintenant démolies et la construction de l'avenue Siffert, en 1933, fait disparaître en grande partie le bastion de Charmont et la demi-lune d'Arènes. de 1689 à 1695 ce sont des fortifications de la boucle qui sont reconstruites. Enfin, pour loger la garnison, Vauban fait construire des casernes.

Sébastien Le Prestre de Vauban
Sébastien Le Prestre de Vauban

ET AUSSI...

Claude Nicolas Ledoux

(1736-1806)
Architecte considéré comme le précurseur de l'architecture fonctionnelle, il donne les plans du théâtre. Bâti de 1778 à 1784, soous la direction de l'architecte Bertrand, il est de conception tout à fait nouvelle pour l'époque. Ledoux réalise une salle en amphithéâtre, supprime les loges, dote le parterre de sièges et crée la première fosse d'orchestre au monde (la salle, détruite par un incendie en 1958, est reconstruite en 1995).

Portrait de Claude Nicolas Ledoux
Claude Nicolas Ledoux

Jules César

(101-44 av. J-C.)
Général, homme d'État romain, il mène à bien la conquête de la Gaule. Dans l'une de ses oeuvres littéraires, la Guerre des Gaules, il relate sept de ses campagnes en Gaule et nous laisse une description du site de Besançon.

[...] En effet, elle possédait en très grande abondance tout ce qui est nécessaire pour faire la guerre ; de plus, sa position naturelle la rendait si forte qu'elle offrait de grandes facilités pour faire durer les hostilités : le Doubs entoure presque la ville entière d'un cercle qu'on dirait tracé au compas ; l'espace que la rivière laisse libre ne mesure pas plus de seize cents pieds, et une montagne élevée le ferme si complètement que la rivière en baigne la base des deux côtés. Un mur qui fait le tour de cette montagne la transforme en citadelle et la joint à la ville. »

Hilaire de Chardonnet

(1839-1924)
Chimiste et industriel, il invente un procédé de fabrication de la soie artificielle -la rayonne-, créant ainsi en 1884 une industrie nouvelle. Pour exploiter ce procédé, les Soieries de Chardonnet sont installées aux Prés-de-Vaux, le long du Doubs, qui fournit les quantités d'eau nécessaires à la production industrielle. L'usine est mise en marche le 1er juin 1892. Rachetée en 1954 par Rhône Poulenc Textile, elle prend le nom de Rhodia et se spécialise dans la fabrication du fil Nylon et Tergal. Elle ferme ses portes en 1981. Un monument élevé à la mémoire du comte de Chardonnet se trouve avenue d'Helvétie. Le buste est un agrandissement d'une sculpture réalisée par sa fille Anne. La maison natale d'Hilaire de Chardonnet, l'hôtel Petit-de-Marivat (construit en 17332 sur les plans de l'architecte parisien Blondel), est située place Jean-Cornet au n° 2.

Jean-Baptiste Clésinger

(né à Besançon 1814-1833)
Peintre et sculpteur, le gendre de George Sand, formé à Rome, connaît la notoriété à partir de 1847, grâce à un marbre intitulé la Femme piquée par un serpent. Ses uvres sont exposées au Louvre, au musée d'Orsay, à l'Hermitage, au musée des Beaux-Arts et d'archéologie de Besançon. Dans l'église Saint-Pierre, place du Huit-Septembre, on peut admirer un groupe en plâtre datant de 1843 : la Vierge, l'Enfant-Jésus et saint Jean-Baptiste.

Sidonie Gabrielle Colette

(1873-1954)
Romancière, elle est aussi actrice de music-hall et journaliste. En septembre 1902, Henry Gauthier-Villars dit Willy -, son époux, qui descend par son père d'une vieille famille de Franche-Comté, achète un domaine aux Monts-Boucons. Colette y passe quelques étés et y a certainement écrit plusieurs de ses romans. Mais le couple se sépare et le domaine est vendu en 1908. Dans la Retraite sentimentale, Casamène, où se déroule l'action, est en fait le domaine des Monts-Boucons, que Colette affectionne et qu'elle évoque dans Mes apprentissages.

« Il n'y a, dans la Retraite sentimentale, que deux portraits fidèles : celui de ma maison natale à Saint-Sauveur-en-Puisaye, et celui du romantique petit domaine bisontin qui fut mien. La main qui les peignit aux pages de ce livre fit si bien qu'à les regarder seulement je crois gravir la côte, claquer la barrière, tordre au passage une vrille de la treille, respirer la glycine l'ombre du chat au ras de ma jupe, je franchis les seuils, j'ouvre une à une les chambres qui me virent heureuse et jeune-, je les habite encore... »


Sidonie Gabrielle Colette

Charles Fourier

(1772-1837)
Après avoir été employé de commerce et de banque, Charles Fourier, philosophe, économiste utopique, conçoit le plan d'une cité harmonieuse, le phalanstère, qui procurerait à ses membres l'épanouissement dans le travail. Ce projet de réforme économique, sociale et humaine devait assurer une vie idéale pour l'humanité mais les tentatives de réalisation échouèrent. Aux nos 81 et 83 de la Grande-Rue se trouvait la maison du XVIe siècle où Fourier est né ; cette maison a été en partie démolie lorsque l'actuelle rue Moncey fut construite.

Portrait de Charles Fourier
Charles Fourier

Victor Hugo

(1802-1885)
Écrivain, poète, Victor Hugo est né à Besançon car son père, officier, s'y trouvait en garnison, peut-être au n° 140 de la Grande-Rue ; on a également proposé une maison place Jean Cornet ainsi que le n° 14 de la rue des Granges où vivait sa marraine. C'est parce qu'il cherche une rime en « ole » que Victor Hugo fait de Besançon une ville espagnole dans son poème Les Feuilles d'automne (Besançon, ville libre, devint possession espagnole quatorze ans seulement avant la conquête française de 1674 et n'a pas été hispanisée.

« Ce siècle avait deux ans : Rome remplaçait Sparte
Déjà Napoléon perçait sous Bonaparte.
Et du premier consul déjà par maint endroit
Le front de l'empereur brisait le masque étroit.
Alors dans Besançon vieille ville espagnole
Jeté comme une graine au gré de l'air qui vole
Naquit d'un sang breton et lorrain à la fois
Un enfant sans couleur, sans regard et sans voix. »

Les Feuilles d'automne,
1831


Victor Hugo

Auguste Lumière

(1862-1954)

et Louis Lumière

(1864-1948)

Inventeurs du cinématographe, réalisateurs de travaux apportant de grandes améliorations à la photographie, les frères Lumière sont nés à Besançon, place Saint-Quentin (actuelle place Victor-Hugo, n° 1). Leur père, Antoine (1840-1911), photographe, eut son atelier dans la cour du n° 59 de la rue des Granges (ancien couvent des dames de Battant). Le peintre Paul Gervais le représente en, porte-drapeau, en 1906, parmi les personnalités peintes sur le plafond de la salle des audiences solennelles du palais de justice (rue Hugues Sambin). La famille Lumière s'est installée à Lyon en 1870.

 
   Auguste Lumière                  Louis Lumière

Jean Charles Emmanuel Nodier

(1780-1844)
Journaliste, écrivain, chef de file des romantiques, Charles Nodier s'installe à Paris en 1813. Élu à l'Académie française en 1833, il évoque fréquemment dans ses écrits les charmes de sa province natale. Il est né le 29 avril 1780 sans doute dans une maison -aujourd'hui disparue- située place Victor-Hugo (emplacement de l'actuel n° 7), et passe son enfance dans la maison de son grand-père, le maïtre entrepreneur Joseph Nodier, rue Neuve (actuelle rue Charles-Nodier, n° 11).

Jean Charles Emmanuel Nodier
Jean Charles Emmanuel Nodier

Jeanne Antide Thouret

(1765-1826)
En 1799, elle fonde la congrégation des soeurs de la charité de Besançon, au n° 13 de la rue des Martelots. Elle obtient du pape en 1819 l'approbation de la règle. En 1801, une maison semblable est crée au 37, rue Battant et l'année suivante elle est installée à la tête de l'hospice de Bellevaux, rue du Petit Battant. En 1812, la maison mère est installée au 131 de la Grande-Rue.

Jeanne-Antide Thouret
Jeanne-Antide Thouret

Etienne Tourtelle

(né à Besançon 1756-1801) Médecin, il est l'auteur du premier traité d'hygiène paru en France.

ET AUSSI.....

Sainte Colette

(1381-1447)
s'établit en 1410 ans l'ancien couvent des clarisses, 4 rue Mégevand et y institua sa réforme des ordres franciscains.

Gustave Courbet

(1819-1877)
Le peintre a vécu au n° 140 de la Grande-Rue. Un trompe-l'oeil le représentant est peint sur l'une des fenêtres bordant la place Victor Hugo.

Henri Sainte Claire Deville

(1818-1881)
Chimiste, il est chargé en 1844 d'organiser la faculté des sciences de Besançon. ll est l'inventeur en 1854, du premier procédé industriel de fabrication de l'aluminium.

Erasme

(1469-1536)
Fut de passage à Besançon pour voir des amis au printemps de l'année 1525 et envisagea de passer la fin de sa vie en notre ville

Théodore Fontane

(1819-1898)
le romancier allemand est incarcéré à la citadelle en 1870.

Louis Pasteur

(1822-1895)
est maître répétiteur au collège royal (actuel collège Victor Hugo, 8 rue du Lycée) de 1839 à 1842. un trompe l'oeil le représentant est peint sur l'une des maisons qui borde la place. Au 53 bis rue d'Arènes se trouve la maison natale de son père, Jean Joseph, qui était tanneur (maison reconstruite au XIX° siècle.

Louis Pasteur
Louis Pasteur

Auguste Perret

(1874-1954)
architecte, il joue un rôle de premier plan dans l'élaboration de l'architecture contemporaine en systématisant l'usage du béton armé et en prônant la standardisation. Il a réalisé les plans de l'usine Dodane construite entre 1939 et 1943.

Jean-Jacques Rousseau

(1712-1778)
l'écrivain a séjourné à Besançon en 1732, semble-t-il dans une maison du quai Vauban.

Saint François de Sales

(1567-1622)
de passage en 1609, logea à l'hôtel Jouffroy (1 rue du Grand Charmont) et aurait prêché à Saint-Jean.