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La Renaissance : les monuments

Le palais Granvelle
reflète le prestige de son bâtisseur, Nicolas Perrenot de Granvelle. Il a été construit à partir de 1532 sur un immense terrain au coeur de la ville. Ses différents éléments constitutifs : corps principal sur rue, cour d'honneur entourée de galeries ouvertes au rez-de-chaussée et fermées à l'étage, allée voûtée d'arêtes les reliant, grand escalier sur rampe près d'un angle, font référence aux  palazzi italiens. Si les proportions et le galbe des moulures des corniches, entablements, colonnes et le décor du palais s'inspirent du modèle italien, leur traitement fait penser, dans bien des cas, à des reprises et interprétations de ce modèle italien par les Flamands. Cette influence s'explique aisément dans le comté de Bourgogne, alors placé sous l'autorité de Marguerite d'Autriche, régente des Pays-Bas.

Le palais Granvelle garde certains caractères propres aux usages architecturaux de la fin du Moyen Âge : la tour de la chapelle élevée au-dessus de la ruelle des Carmes, la tour de l'escalier, symbole de puissance, les arcades en anses de panier de la cour d'honneur. Aucun plan ni document relatant la construction du palais n'a été retrouvé. Toutefois, des recherches permettent d'attribuer de tels plans à l'architecte flamand Van Oyen, dont le fils Jacques aurait terminé et décoré l'édifice. Sébastien Van Noye –Van Oyen-, né à Utrecht en 1493, était à vingt-deux ans « architecte général » des fortifications de Charles Quint. En 1550, il devient architecte de Philippe II et dirige la construction du palais du cardinal Granvelle à Bruxelles.


cour d'honneur du Palais Granvelle

La fontaine des Carmes
Elle date de 1564 et a été ornée par le sculpteur Claude Lullier d'un Neptune chevauchant un dauphin.


fontaine des Carmes

De très nombreux hôtels particuliers
témoignent également de l'élan artistique de la Renaissance.


hôtel Champagney, 37 rue Battant 


hôtel de Montmartin, 12 rue de l'orme de Chamars

L'hôtel de ville
Œuvre de l'architecte Richard Maire, l'hôtel de ville a été achevé en 1573.
Sa façade est ornée de bossages, dans le goût italien

.
façade de l'Hôtel de Ville


Le palais de justice
Il a été construit par Hugues Sambin de 1582 à 1585,
et formait à l'origine le second corps de logis de l'hôtel de ville.


façade du Palais de justice


La galerie du Saint-Esprit
L'ancien hospice du Saint-Esprit, transformé en temple protestant depuis 1842, possède une exceptionnelle galerie de bois sculpté, remarquable exemple du passage du Moyen Âge aux débuts des temps modernes.


galerie du Saint Esprit en bois sculpté

L'église Notre-Dame
C'est l'ancienne abbaye Saint-Vincent. De l ‘époque de la Renaissance datent la tour des cloches et le portail gothique, édifiés vers 1525 à la demande de l'aumônier de Marguerite d'Autriche


façade Eglise Notre Dame


La porte Rivotte
A l'origine, il n'existait pas de voie à Rivotte entre le Doubs et le rocher de la citadelle. Les Romains percent le rocher pour livrer passage à l'aqueduc amenant les eaux d'Arcier dans la ville. Au XIe siècle, cette ouverture est agrandie pour les piétons et les cavaliers. La « porte Taillée » est complétée au XIIIe siècle par la porte Rivotte, ouverte dans la muraille édifiée le long du Doubs pour protéger la ville. Au XVIe siècle, la porte Rivotte est agrandie, un pont-levis est installé entre les deux tours encore visibles aujourd'hui.


Porte Rivotte