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: Le Maire en direct

Le Maire en direct

Jean-Louis Fousseret, Maire de Besançon, répond à vos questions via l'adresse : bvv@besancon.fr

Questions Avril/Mai 2017

@D.A.- Dans la capitale Comtoise, de nombreux faits divers, plus ou moins graves, sont commis sous l'emprise de l'alcool ou de stupéfiants. La prévention est-elle suffisante ? Faudrait-il accentuer les efforts dans ce domaine pour lutter contre ce fléau trop souvent sous-estimé ?
« La Ville s’y emploie en permanence à travers un grand plan de prévention. Les soirées étudiantes sans alcool qui connaissent une fréquentation de plus en plus large sont l’illustration de notre engagement ferme à combattre ce problème et ses conséquences désastreuses sur la santé en particulier ».

@ En plus de Temis Microtechnique et Temis Santé, un nouveau projet de technopole est-il en projet ?
« Pour l’heure, la priorité est d’assurer le développement de ces deux zones économiques en plein essor qui font référence dans l’hexagone. Le dynamisme et l’excellence des entreprises, laboratoires et écoles qu’elles regroupent mettent en exergue le gros potentiel de notre territoire ».

@ Les villes où le commerce de proximité se porte bien sont les villes où le vélo y tient une place importante. Quelle place pour le vélo à Besançon dans les années à venir ?
« La plus large possible, j’espère. Même si Besançon n’est pas toujours adaptée à la circulation des deux-roues en raison de sa topographie, la ville compte environ 160 km de pistes cyclables auxquelles nous apportons régulièrement des aménagements. Ainsi, récemment, la voie verte de l’avenue de Chardonnet ou encore le contre-sens vélo rue de Belfort. Et puis n’oublions pas VéloCité avec ses 1 501 abonnés et ses 168 911 locations en 2016 ».

@ Des projets à court ou moyen terme pour le centre Saint-Pierre ? Ne serait-il pas possible de trouver une entrée un peu plus digne pour la boucle ?  
« Un projet d’embellissement de l’entrée de la ville par la rue de la République est envisagé. En ce qui concerne le centre Saint-Pierre, sa rénovation n’est pas du ressort de la Ville car il s’agit d’une copropriété indépendante ».

@ Randonnée, VTT, canoë, parapente, trail... : les activités de plein air ne manquent pas à Besançon ! Peut-on imaginer qu’elles soient encore plus développées (accrobranche, tyrolienne, via ferrata, mini-golf etc...) ?
« Un grand projet pour le développement et l’attractivité du territoire a été présenté à l’Agglo avec notamment la rénovation de la piscine de Chalezeule, l’aménagement du site d’Osselle et la création d’un parc aqua-ludique. On le voit, le volet nature et loisirs a été au c½ur des réflexions ».

@ En France, les grandes enseignes gagnent du terrain et tous les centres-villes finissent par se ressembler. Quelle place pour le commerce indépendant en centre-ville ? Comment trouver le juste équilibre sans tomber dans l'uniformisation ?
« Je me félicite du travail mené en partenariat avec l’Union des commerçants et, en particulier, de la réussite de manifestations ponctuelles d’envergure comme les Samedis piétons. Nous oeuvrons à dynamiser l’attractivité culturelle et touristique du centre-ville afin d’attirer des commerces extérieurs de qualité comme, par exemple, la librairie L’Intranquille »

@ Le centre-ville est le porte-drapeau d'une ville. Aujourd'hui force est de constater que certaines rues et places de la boucle et de Battant ont grandement besoin d'embellissements qui tardent à venir (places Victor Hugo et Jura, rues de la Vieille Monnaie, du Cingle, du Grand Charmont, des Frères Mercier). Qu'en est-il ? Des projets ?
« Des études et des réflexions sont en cours qui demandent du temps et des moyens. Personne ne conteste la nécessité de ces embellissements mais cela ne doit pas occulter la métamorphose vécue par la ville suite à la mise en service du Tram, à la réhabilitation de Battant ou encore à la rénovation de la place de la Révolution ».

@ La concurrence entre les villes et les territoires est de plus en plus vive. Peut-on espérer trouver les ressources pour que Besançon devienne la ville la plus innovante et entreprenante de France ?
« Distinguée ville la plus business friendly, Besançon est le pôle d’équilibre économique, universitaire, politique et transfrontalier de la grande région Bourgogne – Franche-Comté. N’oublions pas d’évoquer également le label French Tech et la smart city qui constituent autant d’atouts pour assurer notre développement futur ».

@ Avec ses 200 m² d'espaces verts par habitant, la ville est la plus verte de France. Pourtant dans tous les derniers classements, elle est absente des tableaux. Pour quelles raisons ? La politique écologique n'est peut-être pas suffisante ?
« Je ne partage pas votre sentiment. Besançon est à la fois la capitale régionale de la biodiversité dont elle va accueillir le siège ainsi que la capitale environnementale de la Bourgogne – Franche-Comté. Je rappelle également que nous sommes la seule ville de France à avoir reçu le tant convoité label European energy award gold. Besançon est en pointe et est reconnue comme telle au niveau national et continental ». 

@ Comment comptez-vous combler le manque de notoriété de la ville qui, malgré un patrimoine architectural et environnemental rare, a toutes les difficultés à faire venir les touristes ?
« En travaillant sur l’image de Besançon et son taux de notoriété. Une double action qui porte ses fruits puisqu’à l’été  2016, le record d’affluence des visiteurs a été battu. Il importe maintenant de faire perdurer cette dynamique positive en développant différentes sortes de tourisme nature, culturel et fluvial ».

@ L'Axone de Montbéliard et le Zénith de Dijon accueillent les grosses têtes d'affiches au détriment de Besançon. Un projet d'agrandissement de la jauge à 5 000 / 6 000 places assises est-il dans les cartons ?
« Avec la Rodia, référence nationale au niveau des Scènes des musiques actuelles, dont nous allons porter la jauge à 1 000 places, et avec Micropolis qui peut accueillir 5 000 personnes, la capitale comtoise ne manque pas d’arguments. Difficile dans ces conditions d’envisager la construction d’une nouvelle structure XXL ».

@ Tout en luttant contre le fléau des tags/graffitis mais en encadrant la pratique du street-art, Besançon peut-elle devenir la capitale de cette forme d'expression ?
« Clairement, oui ! Pour cela, nous soutenons les initiatives d’associations comme Bien Urbain, des Maisons de quartier ou encore des bailleurs sociaux ».

@ De nouveaux projets pour dynamiser le centre-ville ?
« Oui, en permanence. Avec les Passages Pasteur, la Maison Victor Hugo, le Tram et, demain, avec le nouveau musée des Beaux-Arts et d’Archéologie, c’est un projet global ambitieux qui prend forme. Un projet propre à stimuler l’activité commerciale et touristique dans la boucle ».

 

Signature Jean Louis Fousseret

 

 

Questions Février/Mars 2017

@C.K. Le tri sélectif en 2017 :quels objectifs et quels moyens ?
« C’est une question clef ! La bonne gestion de nos déchets est intimement liée à la qualité de notre environnement. Et vous connaissez mon engagement dans ces domaines. Depuis l’an dernier, tous les emballages tels que bouteilles en plastique, barquettes, pots de yaourt... doivent rejoindre la poubelle jaune. Cela représente 7 % de volume supplémentaire soit environ 4,5 kg par an et par habitant. Cette année, en s’appuyant sur plusieurs campagnes d’information, le Sybert (Syndicat mixte de Besançon et de sa région pour le traitement des déchets) ambitionne d’atteindre la barre des 10 %.  L’embauche également de 2 animatrices chargées de porter la bonne dans les écoles traduit bien lavolonté de sensibiliser très tôt les plus jeunes. »

@A.R. Des odeurs nauséabondes émanent régulièrement des égouts de Rivotte. Que fait la Ville ?
« Elle travaille en étroite collaboration avec le SYTTEAU, le syndicat de communes en charge du transport des eaux usées du secteur. Des traitements couteux ont été mis en place, notamment au niveau de la Malate, et des capteurs permettent le suivi en continu des opérations. On constate une baisse des pics de H2S, le gaz à l’origine des odeurs. À l’avenir, un nouveau traitement sera utilisé en amont avec, je l’espère, de nettes améliorations à la clé. »

@N.R. Quelle est votre stratégie pour attirer davantage de touristes à Besançon ?
« Ville d’art, de culture et d’histoire, ville classée parmi les plus vertes de l’hexagone, ville où il fait bon vivre et entreprendre, Besançon ne manque pas d’atouts pour séduire les touristes. En particulier avec sa citadelle de Vauban, labellisée Unesco depuis 2008, qui, l’an passé, a accueilli 270 064 visiteurs très exactement. Pour rendre Besançon plus attractive encore avec toutes les retombées économiques que cela induit, il est impératif de mieux valoriser notre ville en France, bien sûr, mais également à l’international. C’est un travail sur la durée qui exige de ne jamais relâcher ses efforts. Il nous faut agir en synergie avec l’Office de Tourisme bientôt de l’Agglomération et avec la Région, mais également faire preuve d’inventivité pour porter des projets comme le schéma d’équipements aquatiques avec un centre aqua-ludique ou encore la plateforme d’accueil des autocaristes sur laquelle nous travaillons. »

@L.S. Que comptez-vous faire pour lutter contre la délinquance grandissante ?
« En ce qui me concerne, ce n’est aucunement un tabou d’évoquer cette question. Besançon reste une ville calme en comparaison avec d’autres agglomérations de même taille et la tendance, ces dernières années, confirme une baisse globale de la délinquance. Pour autant, il faut le dire, je ne me résous pas à accepter les épisodes ponctuels de violence ou encore le fait que certains quartiers soient le théâtre d’une insécurité liée aux trafics de stupéfiants. La lutte contre la délinquance et les incivilités constitue une des quatre priorités de ce mandat. Concrètement, nous avons fait le choix d’engager 16 policiers municipaux supplémentaires d’ici 2020 et de continuer à développer notre parc de caméras qui en compte 143 aujourd’hui, toutes gérées par le centre de supervision urbaine. Autre élément important : une meilleure complémentarité entre les polices nationale et municipale, chacune dans leur domaine de compétence. Et de ce point de vue, je me félicite de l’action des services engagés dans cette bataille. Il s’agit là d’un axe important de mes orientations : se déployer sur le terrain et aller au plus proche des Bisontins. »

@Pourquoi ne reparle-t-on pas du prolongement de la ligne de Tram jusqu’à Châteaufarine ?
«  Cette ligne est techniquement possible et envisageable à terme mais compte tenu de la complexité du site, le coût du prolongement s’élèvera à plusieurs millions d’euros. Pour l’heure, nous avons fait le choix de l’équilibre sur le territoire entre l’Ouest déjà à très développé et l’Est, avec la zone des Marnières, qu’il faut aménager pour la rendre plus attractive. Et en cela, le tram constitue un élément important » 

@C.K. Quel avenir pour les étudiants ?
A ses 20 000 étudiants environ, Besançon offre le visage d’une ville accueillante et dynamique à dimension humaine. L’excellence de ses écoles, facultés et laboratoires en font un pôle universitaire de premier plan avec en particulier Temis, la French Tech, la médecine du futur ou encore l’horlogerie. Ajoutez à cela la modernité des transports comme le Tram et, bientôt, la liaison en site propre gare Viotte - domaine universitaire de la Bouloie, qui facilite le quotidien des étudiants. Ceux-ci peuvent en outre trouver dans notre ville facilement un logement, un environnement social très accueillant et une riche vie culturelle et associative. Nous travaillons sans relâche à proposer un contexte global favorable, tant universitaire qu’économique. La place de Besançon comme capitale universitaire de la région Bourgogne - Franche-Comté est renforcée par le fait que le siège de la Communauté d’établissements BFC est installé dans nos murs. Autant  de points forts qui ont valu à Besançon d’être désignée la 1ère ville « business friendly » (L’Expansion du 1er décembre 2015) des agglomérations de 100 000 à 200 000 habitants. »    

@C.K. Besançon, ville vraiment verte ?
« Dans la grande majorité des classements nationaux, Besançon est désignée comme la ville la plus verte de l’hexagone. Bien sûr, la forêt de Chailluz avec ses 1 673  hectares contribue largement à cette distinction qui prend également en compte les multiples parcs, squares, jardins, collines et promenades appréciés des Bisontins et visiteurs. Je me plais à affirmer que dans notre ville, chacun est à quelques minutes à pied d’un espace d’agrément ou de respiration. Cette reconnaissance est le fruit d‘un engagement de long terme mené tous azimuts, pour préserver et embellir notre environnement : investissements dans des transports modernes et multimodaux (tram, TCSP, vélocité, auto partage…) ; engagement « zéro phyto » dans nos espaces verts… 
Et puis n’oublions pas non plus que Besançon est la seule ville de plus de 100 000 habitants à être lauréate de l’European energy award gold" (prix déjà obtenu en 2012), ce qui là encore met en lumière notre engagement et notre politique volontariste dans le domaine de la maîtrise de l’énergie».

@F.M. Pourquoi avoir rallié le camp d’Emmanuel Macron ?
« C’est un engagement personnel qui repose sur une conviction forte : la France a besoin d’adopter des nouvelles pratiques politiques et de trouver une voie d’avenir dans les idées progressistes. Par ses propositions, Emmanuel Macron répond à mes attentes ». 

dernière modification le 06/04/2017 à 15h24