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Espaces verts - biodiversité

Débrousaillage des collines

A Besançon, un troupeau de chèvres  débrousaille les collines
afin de les entretenir et de  valoriser leurs intérêts écologiques

Depuis 2003, la Ville de Besançon, au sein de la délégation Environnement, a entrepris la valorisation socio écologique de ses collines.

L'objectif est de permettre à chaque habitant ou visiteur de profiter de ces espaces naturels de proximité de grande qualité tout en garantissant la pérennité de ceux-ci.

Un programme préalable d'étude de la faune, de la flore, de l'évolution des habitats et du paysage a été entrepris sur l'ensemble des collines. Cette étude a permis de mettre en évidence les principaux enjeux naturalistes de chaque site. Il s'agit pour l'essentiel du maintien et de la restauration des espaces ouverts, autrefois cultivés et qui présentent une grande diversité de plantes et d'animaux, notamment d'insectes.

L'entretien et la restauration des milieux ouverts, particulièrement intéressants en terme de biodiversité, se traduit également par des travaux de débroussaillage en certaines périodes.
Dans ce cadre et, en accord avec les différents plans de gestion élaborés pour la Ville de Besançon par le Conservatoire Régional des Espaces Naturels de Franche Comté (CREN de FC), la Ville a décidé, en 2007, de faire pâturer un ensemble de 14 parcelles réparties sur les collines de Rosemont, Chaudanne, Bregille, Citadelle, Chapelle des Buis et Roche d'Or.

Le cumul des surfaces pâturables sur l'ensemble des parcelles s'élève à 24,48 ha

Ainsi, une convention bipartite en date du 9 mai 2007 définit les modalités selon lesquelles la Ville de Besançon autorise M.MOUSTACHE à faire pâturer son troupeau de chèvres sur les terrains communaux identifiés, selon un cahier des charges élaboré avec la participation du CREN de FC et dans le respect des prescriptions régulières de la Direction des Espaces Verts.

colline 

Le troupeau

Il est composé d'environ 60 chèvres de races alpine, rove, pyrénéenne, et chamoisine. Elles donnent naissance à près de 80 cabris chaque année au printemps.
Ceux-ci permettent le renouvellement du troupeau ou sont vendus par l'éleveur.
 

troupeau de chèvres

Déroulement et prescriptions de pâturage

Le pâturage se déroule par rotation sur différentes parcelles.

Le choix des parcelles, la durée du pâturage sur chacune d'elles et l'ordre dans lequel elles sont pâturées, sont définis par la Ville, en accord avec l'éleveur.

Ce choix est fait en fonction du degré d'embroussaillement des parcelles, de la pression (constatée visuellement) exercée par le troupeau sur la végétation et de la faisabilité matérielle (proximité transhumance des animaux...). vidéo : la transhumance des chèvres

transhumance


Un suivi scientifique de l'impact du pâturage sur la végétation est confié au CREN de Franche-Comté. Il se traduit par la mise en place d'un relevé phytosociologique sur dix placettes permanentes installées sur les parcelles de Rosemont Champ Nardin, Chapelle des Buis, Chaudanne pelouse sommitale et Planoise.

Les cahiers de pâturage, tenus par l'éleveur, dressent l'inventaire du nombre de journées de pâturage pour chaque parcelle, pondéré par le nombre d'animaux.

Le cahier des charges

Elaboré avec la participation du CREN de Franche Comté, le cahier des charges définit les prescriptions liées à une bonne pratique.

Il définit un chargement moyen de 0,5 UGB (unité de gros bétail /ha /an). Une UGB est équivalente à 4 chèvres.
L'utilisation de fertilisant, d'amendement et de produits phytosanitaires est interdite.
Il définit des périodes de pâturage optimales ou à exclure en fonction des stades de développement des espèces patrimoniales, qu'elles soient végétales ou animales (oiseaux et papillons en particulier).
Il fixe comme objectif l'entretien de zones de pelouses avec un taux d'embroussaillement en mosaïque de 25 à 30 % pour favoriser la biodiversité animale.

Le suivi scientifique

Il s'agit d'évaluer l'impact du pâturage sur le milieu naturel et en particulier sur la diversité de la flore.

Chaque année, des placettes référentielles sont visitées et l'évolution de la végétation est mesurée.

Au cours de ces deux premières années, aucun impact significatif lié à un éventuel surpâturage n'a été constaté. Les variations observées sur la flore semblent principalement liées aux conditions climatiques et à leurs conséquences sur la dynamique des plantes.

Les diagnostics visuels sur la végétation ligneuse ont mis en évidence l'impact plutôt positif des animaux pour limiter l'embroussaillement.

Le suivi scientifique des milieux pâturés est réalisé chaque année.
 

orchidée